Dunes rouges de Maraval

La géologie du site des dunes de Maraval est à rapprocher de celle du bassin de Brive (Collongela Rouge) (19) et de Camarès (12). Elle résulte de l’érosion du Massif Central. L’orogénèse hercynienne s’achève par la dégradation du massif cristallin.
MIRA 932 3 4  Le paysage du site des dunes de Marnaves se caractérise par des rougiers très érodés : mamelons d’argilite et de bancs de grès rouges parcourus par des ravines, au sol presque stérile, à la végétation clairsemée composée de quelques arbustes, buissons, mousses et lichens, et qui est resté à l’écart de toute culture agricole ou exploitation forestière. Le site des dunes de Marnaves fait partie de l’ensemble de la Grésigne, composé en outre du dôme du même nom, du dôme de Vaour.  MIRA 944 5 6  A noter que c’est un jeu de deux failles (dites « armoricaine » d’orientation NW-SE et « de Villefranche » d’orientationN-S) actives à cette période qui ouvre à leur jonction (précisément au sud de la Grésigne) une dépression profondede quelques 4500 m (!), dans laquelle se déversent les produits de cette érosion permienne, comme en témoigne le forage de la "Grande Baraque". S’ensuivront les transgressions marines du Secondaire qui envelopperont au Trias et suivantes, l’avant-pays sud du Massif Central (ce dernier étant déjà bien dégradé), en le recouvrant par une succession de sédimentations calcaires.  MIRA 961 2 3  Un phénomène identique à celui de la latérisation concernant les terres tropicales africainesse produit alors sur ces alluvions lentement « cuites » sous un ardent soleil tropical : la libération des ions ferreux issus des feldspaths dégradés, l’oxyde de fer leur donnant une intense couleur rouge.  MIRA 964 5 6  Les dunes de Marnaves sont entourées (au S, W et N) par un plateau calcaire les surplombant. La suite et fin de l’histoire de la Grésigne : l’orogénèse pyrénéenne (- 45 Ma) puis alpine (-35 Ma) ont fait rejouer les failles (ainsi que la dépression sud-Grésigne ?), ce qui a eu pour effet de compresser les diverses couches sédimentaires permiennes les faisant se chevaucher entre elles, et même par endroits chevauchant sur les sédiments oligocènes(- 30 Ma) !